Michelle Merli (déléguée à la Sécurité routière) vient de confirmer l’installation de 150 radars installés sur des feux tricolores, à Paris et sa banlieue, Lyon et Bordeaux d’ici fin 2009/1er trimestre 2010.
Griller un feux rouge, n’est que très peu souvent remarqué par les forces de l’ordre, cette digression au code de la route est pourtant particulièrement accidentogène… Testés depuis 2004 dans plusieurs villes de France, des dispositifs permettant de prouver les infractions aux feux rouges vont être généralisés : 4 d’ici deux mois et 150 en 2010, localisés aux carrefours particulièrement touchés par les accidents.
135€ d’amendes et 4 points en moins sur le permis seront envoyés par courrier depuis le centre de traitement de Rennes. Il se pourrait également que le feu orange commence à clignoter pendant que le feu est encore vert, pour prévenir encore plus tôt les automobilistes, sans doute pour éviter toute contestation de vitesse ou de condition d’adhérence. Ces radars seront de 3 types et nationalités différents : française, allemande et néerlandaise, après les tests sur 150 intersections, un choix sur leur efficacité, disponibilité et coûts de maintenance sera effectué avant un déploiement plus massifs. Plus lourds à gérer que les actuelles 2327 cabines, ces détecteurs doivent prendre 2 photos (une avec le feu, et une autre une fois le feu grillé).
De son côté, la Ligue contre la violence routière préférerait une utilisation plus massive des radars de vitesse embarqués de 3ème génération (véhicules banalisés), arguant qu’il y a tout de même 36000 carrefours à surveiller…
Michelle Merli
“Le nombre de personnes qui avouent s’accommoder du passage au feu rouge est en recrudescence, explique Michèle Merli. Avec des conséquences dramatiques sur le nombre de victimes d’accidents en ville, souvent des piétons. L’objectif est d’inciter à une nouvelle prise de conscience sur l’importance des feux, comme l’ont fait les radars sur la vitesse. Tout le monde doit comprendre qu’il ne s’agit pas d’embêter les automobilistes, mais de diminuer le nombre de morts, de blessés.“
D’autre part, pour les petits excès de vitesse, qu’un sénateur souhaitait sans retrait de points, Michèle Alliot-Marie (Ministre de l’Intérieur) a répondu que ce n’était pas la bonne solution, et essaie de calmer les rumeurs en précisant qu’au niveau national, aucune consigne n’existe sur une demande de chiffre en matière de répression… la faute n’est donc pas complètement avouée, mais juste rejetée aux régions et départements.
Source : Le Parisien/Aujourd’hui en France, NouvelObs, Figaro