Dans le combat qui oppose les grandes écuries à la FIA, Ferrari part avec un point en moins suite à l’acceptation du règlement 2010 par le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Ferrari était la seule écurie à s’opposer devant les tribunaux à la FIA et son utopie règlement, mais elle avait le soutien de Toyota, Red Bull et Renault. Avec cette réponse négative que vont faire les écuries et la FOTA ? Si on reprend les choses doucement, le principal sujet de discorde vient du plafonnement des budgets des écuries à 45 millions d’euros (à titre de comparaison c’est la moitié du budget de l’OM), afin que de petites écuries de GP2 puisse accéder à cette mythique catégorie. Seulement ce règlement pénalise grandement les grosses écuries car elles doivent du jour au lendemain réduire de près de 90% leur budget annuel. Les écuries qui valideront de tels budgets pourront bénéficier d’avantages comme les ailerons ajustables ou des moteurs sans limite de régime…

Dans l’absolu laisser les petites équipes (Lola, USF1, Epsilon Euskadi, RML, Formtech, Campos, iSport) rentrer : pourquoi pas ? Mais qu’en est-il des innovations techniques ? La F1 ce n’est pas seulement jouer la gagne, c’est aussi montrer son savoir-faire, faire évoluer l’automobile dans le bon sens. Qu’est-ce que ce règlement à deux vitesses veut dire ? Ferrari trouve les bons mots dans son communiqué : “Ne serait-ce pas plus juste de l’appeler Formule GP3 ?“. Il est vrai qu’à cause des batailles politiques de ces dernières années, la F1 a peu à peu perdu sa saveur, mais sans les grandes équipes que se passera-t-il ?
Dans quelques jours nous connaitrons donc les différentes décisions des grandes écuries de F1 : accepter ou non ce règlement cher à Max Mosley et Bernie Ecclestone. Soit elle baisseront toutes leurs culotte, soit juste certaines, soit… et là cela pourrait devenir intéressant : la FOTA pourrait créer un vrai championnat sans la politique absurde des dirigeants de la FIA avec des règles et des circuits intéressants.
Avouons que la F1 sans Ferrari ce n’est plus vraiment de la F1…
Michael Schumacher
“Je pense que l’on doit reconnaître que Max Mosley et Bernie Ecclestone ne représentent pas toute la Formule 1, mais que ces équipes en sont un élément important. Ce qui serait de bon sens pour tous, c’est de s’asseoir ensemble autour d’une table et de discuter pour que tous restent. (…) Je ne peux pas me représenter la F1 sans Ferrari, ça va tout simplement ensemble“
Felipe Massa
“Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais si on perd Ferrari, la Formule 1 ne sera plus la même. (…) Il y a plusieurs écuries qui vont essayer de s’inscrire en Formule 1 l’an prochain mais si on perd Ferrari et que des équipes du GP2 accèdent à la F1, malgré tout le respect que je leur dois, ce ne sera plus pareil.“
Source : F1-Live